Les joies terrestres
Fondée en 2015 à Melbourne, la ferme L’Agneau Maraîcher naît du virage de France Marois et Tommy Gagné-Sansfaçon, qui quittent leurs emplois pour revenir à la terre.

L’envie de se rapprocher de la terre
Implantée à Melbourne depuis 2015, la ferme L’Agneau Maraîcher est née d’un changement de cap entrepris par France Marois et Tommy Gagné-Sansfaçon. Tous deux travaillaient en informatique et dans le secteur manufacturier lorsqu’ils ont quitté leurs emplois pour démarrer un projet agricole. À l’automne 2014, ils font le saut en s’inscrivant au Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA : France en production végétale, Tommy en production animale.

Le service de jumelage de L’ARTERRE facilite l’acquisition d’une ferme à Melbourne, dont les propriétaires voulaient absolument préserver la vocation agricole. Ces derniers visitent régulièrement les lieux, heureux de voir leur héritage perdurer. En prenant possession de la ferme, ils ont découvert qu’il fallait tout réorganiser les lieux pour les rendre plus fonctionnels. Leur premier chantier fut de transformer l’ancienne étable laitière en bergerie prête à accueillir un troupeau ovin de 200 bêtes acheté avant même la conclusion de l’acquisition.
La diversification pour atteindre l’équilibre
Ce plongeon dans l’élevage ovin leur révèle rapidement les forces et les limites du métier, mais surtout les défis de rentabilité qui pèsent sur les jeunes fermes. Avec le temps, ils ont refusé de s’essouffler dans un modèle fragile et ont choisi d’explorer d’autres avenues. Les productions ovines et maraîchère ont été réduites et une pluralité d’activités a été introduite afin de mieux équilibrer le travail et stabiliser les revenus.

En 2025, les légumes cultivés en champs et sous tunnels poussent sur une surface volontairement resserrée. À cela s’ajoute une érablière de 500 entailles, une production porcine et plus récemment, un contingent de 2 000 poulets. Une stratégie qui démontre que l’adaptation rime avec pérennité.
Mise en marché de proximité
Au cœur de la ferme, un kiosque libre-service accueille les clients heureux de retrouver une offre diversifiée au même endroit : découpe de viande, produits transformés, œufs, légumes, ainsi que des produits d’autres producteurs locaux.
Les ventes au Marché Champêtre de Melbourne et en ligne renforcent le lien direct avec la communauté. Le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux participent à attirer de nouveaux consommateurs.
Tenir la ferme, chacun à sa façon
Parents de deux jeunes enfants, France et Tommy se partagent les responsabilités de la ferme. En plus d’être impliquée à l’UPA dans le volet « fermes de proximité », France assume la majeure partie des opérations quotidiennes.

Infatigable et indépendante, elle transforme chaque imprévu en solution. De son côté, Tommy a fait un choix difficile, soit celui de reprendre son métier de programmeur pour assurer la stabilité financière de l’entreprise. Une décision qui permet à la famille de continuer à bâtir son rêve.
Pour France, l’agriculture demeure un geste essentiel, naturel, profondément lié au territoire. Elle encourage les jeunes qui souhaitent se lancer à s’entourer, à poser des questions et à chercher l’accompagnement nécessaire.
À court terme, le couple souhaite renforcer le volet volaille et explorer de nouvelles avenues pour la mise en marché des légumes.
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